Filière PANTHERA
Le Centre de Séjour Scientifique Europe (Auvergne, France) de l’association « Objectif Sciences International » (Genève), encadre l’avancement du Programme PANTHERA selon une filière précise.
Afin d’optimiser le travail des membres du Programme PANTHERA, l’association tient à jour annuellement la Filière que doit suivre le Programme.
Qui est la Panthère des Neiges ?
La Panthère des neiges ou once, de son nom latin Panthera uncia ou Uncia uncia selon les classifications, se distingue des autres espèces de léopard par sa robe gris pâle, tachetée de marques noires sur la tête, la nuque et le bas des pattes. Le dos et les flancs sont mouchetés et le poitrail couvert d’une fourrure blanche et soyeuse. Quand elle bondit, sa longue queue lui sert de balancier pour garder l’équilibre. L’once vit dans les montagnes rocailleuses d’Asie centrale (Russie, Kazakhstan, Kirghizstan, Bhoutan,...), son aire de répartition s’étendant sur 12 pays, sur les pourtours des frontières nord et sud-ouest de la Chine (Hindou Kouch, Altaï et Himalaya).
L’inaccessibilité de son habitat naturel, sa faible densité de population et son caractère très farouche expliquent notre faible connaissance du mode de vie de ce félin à l’état sauvage. Autre particularité, elle ronronne comme les petits félins alors qu’elle a les pupilles rondes comme les grands félins. Située un peu à part sur la classification théorique elle fait pourtant bien partie des grands félidés.
Nous détenons beaucoup moins d’informations sur la panthère des neiges que sur les autres léopards. Cette espèce a su s’adapter aux montagnes de Mongolie, du Kirghizstan et du Pakistan, où un froid intense et des vents violents règnent en maîtres sur des pics vertigineux. Pour supporter des conditions climatiques extrêmes, ses poils sont plus longs et plus épais que ceux des léopards des contrées chaudes. Sa longue queue touffue, qui peut mesurer un mètre de long, lui sert « d’écharpe » lorsqu’elle se met en boule pour se protéger des tempêtes. L’once change d’altitude selon les saisons : en été, elle se déplace sur les hautes crêtes rocheuses, jusqu’à 6’000 mètres d’altitude ; en hiver, elle maraude à plus basse altitude, au pied des montagnes, en suivant les migrations de ses proies, évitant ainsi les rigueurs du climat.
L’once est particulièrement agile et puissante. Elle chasse des proies très diversifiées, du bouquetin à la marmotte et à l’oiseau. Elle a la même technique de chasse que le léopard : l’affût. Lorsqu’elle a choisi sa proie, elle s’approche de l’animal en rampant. Son agilité exceptionnelle lui permet aussi d’attaquer une proie du haut d’un promontoire rocheux, en fondant littéralement sur un animal, parfois situé à plus de 15 mètres d’elle. Elle peut rouler avec lui sur plusieurs mètres sans pour autant lâcher sa prise. Ses proies préférées sont le bharal, l’argali (mouflon), l’ibex (bouquetin), le daim musqué, mais elle dévore à peu près tout ce qui lui tombe sous les pattes. Quand elle parvient à capturer des proies plus grosses qu’elle, la panthère des neiges s’en repaît pendant plusieurs jours, en montant férocement la garde auprès de son butin.
Son avenir est aujourd’hui très incertain tant sa population a baissé. La création d’un parc dans la République de Gorno Altaï en ex-URSS permettra peut-être d’en protéger une partie. Le tourisme d’observation se développant, il se peut que la chasse baisse éventuellement, mais comme pour bien des grands animaux leur simple observation peut poser des problèmes et réduire, par exemple, leur taux de fécondité. En résumé, la situation est préoccupante. Seules des mesures de protection draconiennes de leurs habitats naturels actuellement entamés sans retenue, accompagnées éventuellement de programmes de réintroduction pourrait les sauver de la disparition totale.
Le retour de la neige en automne aide l’observation des panthères pour deux raisons :
Elle redescend vers une altitude plus facilement accessible, bien que son territoire augmente sensiblement avec l’espace à sa disposition ;
Les traces de son passage se voient d’assez loin sur la neige.
Mais l’expédition se déroule également en été afin d’avoir des conditions climatiques plus acceptables pour certains participants.
Programme scientifique mené par Objectif Sciences International
Alors que des pays tels que le Népal, la Russie ou la Chine se sont fortement activés pour protéger ce félin, le Kirghizstan a été identifié par l’ONG Objectif Sciences International afin de dynamiser les efforts de ce petit pays qui a la chance de connaître une partie importante de la population de Panthère des Neiges. Au cours de la première Expédition PANTHERA, une carcasse de panthère a été retrouvée, laissée là, dépecée par les braconniers. C’est ainsi qu’un échantillon génétique a pu être ramené par les expéditionnaires et a été offert au Musée National d’Histoires Naturelles français (MNHN) afin de compléter leur arbre phylogénique. C’est lors de la deuxième Expédition PANTHERA que l’association s’est rapprochée de la Réserve d’Etat de Sarychat-Ertash, avec qui une entente de partenariat mutuel a été signée.
A ce jour, l’association Objectif Sciences International est la seule organisation à apporter au Kirghizstan des volontaires et des scientifiques d’origine européenne. L’association draine également des participants nord-américains et russes, japonais et sud-américains.
Dans le cadre de ce partenariat, plusieurs axes ont été déterminés :
Relevé d’indices de présences (grattages, fèces, empreintes, etc...)
Élaboration d’une cartographie (permettra de repousser les frontières de la réserve ?)
Étude du comportement animal (la panthère, ses proies, ses concurrents), surveillance
Étude du biotope de la Panthère (autres animaux, végétaux, aspects géologiques, climatiques...)
La surveillance consiste à conserver en mémoire les trajets de tous les individus et à aller, si possible, les observer sur le terrain afin d’analyser leur comportement.
La protection active consistant à la fois à protéger les informations relatives à la position des individus et à décourager et empêcher les chasseurs d’atteindre les bêtes. Une valorisation économique de la protection des panthères permettra également de sensibiliser les habitants locaux à la cause des animaux et de leur écosystème.
Dans l’avenir, d’autres projets scientifiques pourraient éventuellement voir le jour pour augmenter l’efficacité de nos recherches (ex : colliers émetteurs GPS).
Équipe en place et Moyens
Équipes temporaires :
Des groupes de 10 personnes au maximum, comprenant au moins deux éducateurs scientifiques, peuvent être accueillis sur place pour des durées de 12 à 45 jours pour mener des recherches qui leur seront propres (en fonction du projet d’Objectif Sciences International) ou intégrer les recherches menées par les scientifiques locaux.
Les journalistes, observateurs extérieurs, décideurs, peuvent également être accueillis.
Équipe permanente :
Une première personne permanente est arrivée sur le Programme PANTHERA depuis Mai 2010.
Accueil des membres de la Communauté Scientifique :
Tout scientifique porteur d’une reconnaissance de sa qualité (contrat universitaire, lettre émise par le WWF,...) peut s’il le souhaite, travailler en partenariat avec l’ONG Objectif Sciences International sur le Kirghizstan, afin de mener à bien ses recherches et de profiter de la connaissance du terrain et des contacts locaux de l’ONG.
Partenaires
Outre, la Réserve Naturelle de Sarychat-Ertash au Kirghizstan, les partenaires actuels de l’association dans le cadre du Programme PANTHERA sont :
Réalisateurs, photographes et scientifiques sont les créateurs et acteurs de l’équipe de l’association Fioravanti Production. Ce qu’ils recherchent c’est le partage et la sensibilisation des plus jeunes comme des plus âgés aux sujets sensibles tels que la protection des milieux et des espèces.
"Ce que nous voulons, c’est partager notre vision optimiste et être les témoins de l’harmonie fragile du monde et de la place de l’Homme dans cet équilibre. Nous travaillons sur des sujets que nous maîtrisons et affectionnons particulièrement, ce qui nous permet d’en révéler les facettes les plus intimes...
...et de faire ce que nous aimons !"
Ils réalisent ainsi des films et photographies documentaires, et proposent des expositions pédagogiques.
C’est dans ce cadre qu’est née notre collaboration.
Éric CHATEAUMINOIS et Julien PALAYODAN ont participé à l’expédition PANTHERA 2009, leur permettant ainsi de mettre sur pieds une exposition itinérante « Sur les traces de la panthère des neiges » ainsi qu’un film documentaire intitulé « Za Panthera - carnet d’expé »
Voici le lien vers leur site internet : http://www.fioravanti-production.org/
Née d’un naturaliste passionné, Frédéric SALGUES, cette entreprise française propose la vente de matériel de piégeage photographique et vidéographique à toute personne, association, collectivité désireuse d’acquérir du matériel de haute qualité en vue de répondre à des besoins tels que la surveillance d’espèces animales réputées difficiles à photographier, ou la surveillance d’espèces sur des points donnés comme par exemple les sites de nourrissage, ou encore le dénombrement d’animaux présents sur un secteur géographique à la fois en nombre d’espèces et en nombre d’individus.
Au printemps 2010, Frédéric SALGUES nous a permis de mettre en place un partenariat de prêt de matériel entre son entreprise et notre association, nous permettant ainsi de travailler avec 2 pièges-photographiques supplémentaires sur le terrain au Kirghizstan.
Voici son site internet : http://www.piegephotographique.fr/site/
Objectifs 2010-2011
Pour visualiser les différents objectifs scientifiques, solidaires et culturels du programme PANTHERA, veuillez cliquer sur l’image ci-dessous.
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date de publication : 23 mars 2010,
date de dernière mise à jour : 28 janvier 2011
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